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mercredi 23 mai 2012

Campiello del Piovan

Plus que deux semaines avant de retrouver Venise pour quelques jours. Le temps va me sembler long jusque là.


En attendant de pouvoir vous montrer de nouvelles photos, en voici deux du Campiello del Piovan, situé juste à côté du Campo San Tomà et de l'église homonyme.
 
Le terme "Piovan" désigne la personne qui avait la charge de distribuer l'eau potable accumulée dans les réservoirs des puits. C'est lui qui détenait les clés permettant l'ouverture de ces derniers. Outre la distribution, il avait également pour tâche de déterminer la quantité d'eau disponible dans le réservoir et de la rationner durant les périodes de sécheresse. La distribution se faisait à des heures prédéfinies et était annoncée par un son de cloche. La tâche de piovano était ordinairement dévolue à un prêtre.


lundi 16 avril 2012

San Boldo


L'église de San Boldo, au moment de sa construction au XIème siècle, était consacrée à Sainte Agathe. C'est sulement à partir du XVème siècle qu'elle fut consacrée à Saint Ubald (Boldo en vénitien).


San Boldo vers 1500
A cause des répressions napoléoniennes, l'église de San Boldo connut le même sort que bien des monuments sacrés (San Stin, San Nicolò della Lattuga) et fut abattue en 1807. 


Dernier vestige de cette construction, le clocher tronqué est aujourd'hui englobé dans la structure du Palazzo Grioni, appelé également Palazzo San Boldo.


vendredi 23 mars 2012

Corte Petriana


La corte Petriana est un petit îlot de calme à quelques pas du campo San Polo. Peux de gens s'y aventurent car les Calli qui y mènent sont toutes sans issue. Toutefois, le détour en vaut la peine, ne serait-ce que pour admirer la magnifique vera da pozzo qui s'y trouve.






Sur le puit, les armoiries de la famille Petriani.


mardi 13 mars 2012

Ostaria Dai Zemei


Depuis janvier 2006, l'Osteria Dai Zemei (chez les jumeaux), propose une sélection de bons vins, un choix de cicchetti tout frais, des spritz rafraîchissants et une bonne dose de bonne humeur aux promeneurs du sestiere de San Polo. L'estaminet se trouve à l'angle de la Ruga Vecchia San Giovanni et du Rio Terà San Sivestro, à quelques pas du pont du Rialto et de l'arrêt du vaporetto (Ligne 1, arrêt San Sivestro).



Le local n'est pas bien grand mais fort chaleureux. Fréquenté tant par les touristes que par les vénitiens, à l'heure de l'apéro c'est la foule. J'y ai passé un moment fort agréable entre un couple de jeunes japonais à la recherche d'un bon restaurant de poisson et quelques habitants du quartier avec qui le vénitien était de mise. Le bar et les murs sont couverts de photos de jumeaux de toute provenance. Au milieu de ces images, la fierté des propriétaires, la couverture que le journal Vogue italien leur a consacrée.


Les "zemei" Giovanni et Franco tiennent la barre avec le sourire. Ils sont secondés par les charmantes Erica et Tania (la foto è un pò sfuocata... spiacente).



Les montagnes de crostini en vitrine vous mettent l'eau à la bouche... difficile d'y résister. Ils sont préparés à la minute avec des produits frais et de qualité. La variété est tellement grande qu'elle rend le choix cornélien et on ne peut pas tout goûter en une fois... il faudra donc revenir pour essayer les autres. Malgré ces bonnes résolutions, on se laisse aller à quelques excès, le tout arrosé d'un excellent spritz... un véritable moment de bonheur.



Je ne peux que vous conseiller d'aller leur rendre une petite visite. Vous ne serez pas déçus.

Ostaria Dai Zemei
San Polo 1045/b
+39 (0) 41 5208596
 
Site Internet: Ostaria Dai Zemei .

mardi 28 février 2012

Mondo WEB


Jeudi dernier, s'est tenue à la Scoletta dei Calegheri, une rencontre avec les blogueurs vénitiens et sur les blogs parlant de Venise. Fausto s'en est déjà fait l'écho sur son blog "Alloggi Barbaria". La participation à cette soirée m'a permis de revoir certaines personnes et d'en rencontrer de nouvelles. Il est toujours bon de pouvoir mettre un visage sur un nom.


Parmi les intervenants, il y avait (dans l'ordre de passage):

Sergio Piovesan du blog "di tutto". Modérateur de la soirée, Sergio a présenté son blog qui, comme son nom l'indique, parle de tout.

Walter Fano du blog "L'altra Venezia". Accompagnateur touristique, Walter aime faire découvrir les facettes peu connues de Venise et son blog en donne un avant goût.

Fausto Maroder du blog "Alloggi Barbaria". Fausto est un stakhanoviste de la blogosphère. Son blog, très fourni et très souvent mis à jour, présente la Venise de tous les jours avec ses fêtes, sa douceur de vivre et ses coins secrets.

Francesca Saccardo, Marco Secchi e Federico Moro de "Venice Human Archipelago", blog écrit en deux langues et à six mains. Le site n'a que quelques mois d'existence mais il est promis à un bel avenir.


Sont également intervenus Michael Wochinger, photographe et membre du groupe Facebook "I nostri masegni pultiti e splendenti" ainsi que Alberto Alberti, fondateur du groupe Facebook "Il passato e il presente dei nizioleti".

Durant la soirée, le nombre important et la qualité des blogs traitant de Venise en langue française a été relevé. Un petit tour d'horizon des divers sites a permis aux participants de se faire une idée.


Le lieu de la rencontre, la Scoletta dei Calegheri, est situé au Campo San Tomà, dans le sestiere de San Polo. Cette structure abritait, dès 1446, date de sa construction, la congrégation des calegheri, terme vénitien signifiant "cordonniers".

De nos jours, le bâtiment abrite la bibliothèque du quartier. On peut y admirer quelques traces de fresques du XV siècle.


vendredi 10 février 2012

Mondo WEB

Une rencontre des blogueurs vénitiens et des blogs traitant de Venise se tiendra le 23 février à la Scoléta dei Calegheri. Certains des intervenants vous sont sûrement connus.

 J'ai été pris d'une envie irrépressible de participer à cette rencontre et je me suis donc organisé un voyage éclair à Venise pour l'occasion. J'espère avoir le plaisir de rencontrer l'un(e) ou l'autre d'entre-vous qui serait par bonheur présent à Venise à cette date.

mardi 7 février 2012

Carlo Goldoni


Carlo Goldoni, né le 25 février 1707 à Venise et mort le 6 février 1793 à Paris, est un auteur dramatique italien, de langues italienne, vénitienne et française. Créateur de la comédie italienne moderne, il s’était exilé en France en 1762 à la suite de différends esthétiques avec ses confrères.

Portrait par Alessandro Falca detto Longhi (1733 - 1813)
Au total, Carlo Goldoni a écrit en 20 ans plus de 200 pièces d’importance diverse et dans différents genres : tragédies, intermèdes, drames, livrets d’opéra ou saynètes de carnaval ; mais ce sont ses comédies, écrites après 1744 qui assurent sa célébrité.

Carlo Goldoni a transformé la comédie italienne par ses productions. Il a su garder le dynamisme de la commedia dell'arte et le jeu des masques en les associant à la comédie d’intrigue et en recherchant un certain réalisme dans la représentation des comportements. En Italie, il s'était heurté aux choix esthétiques de ses confrères, s'étant fait moquer par le dramaturge traditionaliste Carlo Gozzi, qui condamnait son réalisme dangereux, et critiqué par les partisans du théâtre baroque comme Chiari avec son théâtre bouffon et poétique. Ces oppositions et la désaffection du public le conduisirent à l’exil en France.

Statue de Goldoni à Florence

Statue de Goldoni à Venise

Statue de Goldoni à Paris
Les personnages qu’il a créés ne sont ni des abstractions vertueuses, ni des monstres immoraux, mais des représentants ordinaires du peuple et de la bourgeoisie. Ce regard amusé et moqueur sur les classes sociales dans un monde changeant fait toujours le charme de ses comédies, qui s’inscrivent aussi dans le courant des Lumières en luttant contre l’intolérance et les abus de pouvoir. Toutefois, dans ses pièces italiennes, Goldoni n’aborde jamais les sujets touchant l’Église et la religion, alors que ses comédies en français ont souvent un ton anticlérical et critiquent l’hypocrisie des moines et du clergé.

Les pièces italiennes sont écrites en toscan littéraire, à la base de l’italien moderne, ou en dialecte vénitien, selon les moments et les lieux où elles ont été écrites.

Une plaque commémorative est visible au 21, rue Dussoubs, maison où il mourut, non loin de la place qui porte son nom (depuis 1994), dans le 2e arrondissement de Paris.
 
 
La maison de Carlo Goldoni se trouve à Venise dans le setiere de San Polo.
 





lundi 10 janvier 2011

Les lions du campanile de San Polo


Le campanile de San Polo remonte à 1365. A noter, les 2 lions sculptés surmontant la porte d’accès au campanile. L’une représente un lion luttant contre un serpent, l’autre tient une tête d'homme entre ses pattes.


Deux hypothèses s'affrontent sur le sens de cette deuxième sculpture:

L’une prétend qu’elle fait référence à la condamnation à mort du 55ème doge de Venise, Marino Falieri, jugé pour haute trahison. Outre sa tentative de coup d'état contre les institutions vénitiennes, il lui fut reproché d'avoir tenté de négocier un accord économique avec Gênes, alors grande rivale de Venise. Il fut décapité le 17 avril 1355.


L’autre dit qu’il s’agit d’une allusion à la punition qui frappa Francesco Bussone, plus connu comme le « Carmagnola », suspecté d’avoir trahi les vénitiens. Les vénitiens lui avaient confié la direction de leurs forces, mais sa générosité envers les prisonniers le rend suspect au conseil des Dix. Quelques revers ayant paru confirmer les soupçons, il est rappelé à Venise en 1432. Il y fit une entrée triomphale, mais le lendemain de son retour il est jeté dans les fers et bientôt il meurt sur l'échafaud, le 5 mai 1432. Cette version serait validée par la présence du deuxième lion, luttant contre un serpent, animal qui serait le symbole du blason de Francesco Bussone.


Et vous ! Laquelle préférez-vous ?

mardi 4 janvier 2011

La Pescaria

Le marché aux poissons du Rialto est un lieu qui grouille de vie tous les matins, cinq jours par semaine. De 8 heures à midi, tous les vénitiens s’y donnent rendez-vous pour y acheter le poisson pêché dans la nuit. On y voit aussi beaucoup de touristes, appareil photo en action, qui immortalisent cet endroit hors du commun.

Je m’y suis rendu un lundi, qui avec le dimanche, est l'un des jour de fermeture du marché. J’ai pu a loisir m’y promener en admirant les lieux. Mon regard n’étant pas attiré par les étalages et les gens j’ai alors levé les yeux et remarqué les chapiteaux des colonnes qui soutiennent le toit du marché. Chacun d’eux est différent et représente une scène liée à la pêche. Je vous en livre ici quelques uns.








Tableau donnant la taille minimum que doivent avoir les poissons mis en vente sur le marché.