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mercredi 10 octobre 2012

Campo Bandiera e Moro


La place est nommée ainsi en souvenir des frères Attilio (Venise 1810) et Emilio Bandiera (Venise 1819) ainsi que Domenico Moro (Venise 1822), trois patriotes italiens.

Attilio Bandiera


Emilio Bandiera


 
Domenico Moro

Les frères Bandiera, tous deux officiers de la marine autrichienne, adhèrent aux idées de Giuseppe Mazzini et fondent une société secrète, l'Esperia. Ils font de la propagande auprès des officiers et des hommes de troupe de la marine autrichienne, dont fait partie Domenico Moro.

Suite à une trahison, ces trois hommes ainsi que six autres insurgés passent en cour martiale et sont condamnés à mort. Ils seront fusillés le 25 juillet 1844 dans le Vallone di Rovito, province de Cosenza.


Les corps des frères Bandiera et de Domenico Moro sont rapatriés à Venise le 18 juin 1867. Les dépouilles sont enterrées à San Giovanni e Paolo.









lundi 24 septembre 2012

vendredi 21 septembre 2012

Le puit caché

Dans Castello, entre l'arsenal et l'île de San Pietro, bien loin de la foule, se trouve la Calle Stella.


Au bout de cette ruelle, un petit autel de couler vive. Il a attiré mon regard et je me suis approché pour le voir de plus près. Une fois arrivé devant l'autel, on découvre sur le côté droit, un portique étroit donnant accès à une petite courette d'à peine quelques mètres carrés, la Corte Stella. Une légère barrière en interdit l'accès.


Au centre de cette cour envahie d'herbes folles, on découvre une très belle vera da pozzo.


mardi 24 avril 2012

Opera Don Orione Artigianelli


Sur les Zattere, vous êtes peut être passés sans la voir devant cette entée discrète, attenante à l'église Santa Maria della Visitazione. Moi-même, je n'y aurai pas prêté attention s'il n'y avait pas eu toutes ces grandes affiches multicolores. La porte étant grande ouverte, j'entre donc pour voir...
 
Quelle agréable surprise ! J'y ai trouvé une petite courette engazonnée avec en son centre une vera da pozzo fleurie. Un de ces lieux calmes que l'on a plaisir à découvrir quand on se ballade à Venise.
 


Mais que pouvait bien être ce lieu ? Ma curiosité aidant, je me suis renseigné. Je me trouvai dans le centre culturel Don Orione, lui même faisant partie d'un complexe plus important, l'opera Don Orione Artiginelli. Bien entendu, j'ai voulu en savoir plus...
 
 
Un peu d'histoire

A l'origine, il s'agissait d'un monastère. Il a été fondé en 1423 par les Gesuati, dont le nom découle de leur fréquente invocation du nom de Jésus.
 
En 1669, le couvent et l'église Santa Maria della Visitazione sont acquis par les pères Dominicains qui y adjoignent l'église de Santa Maria del Rosario et agrandissent le couvent.
 
En 1810, un décret de Napoléon promulgue la dissolution de l'ordre religieux et la confiscation leurs biens.
 
De 1815 à 1850, la structure est administrée par la commune de Venise en tant qu'orphelinat. La gestion est ensuite confiée aux pères Somaschi de San Girolamo de 1851 à 1866.
 
En 1867 l'orphelinat est acheté par la congrégation de la charité qui décide de vendre l'immeuble en 1923.
 
C'est en 1923 que Don Orione fait l'acquisition de l'immeuble pour pouvoir continuer l'œuvre d'aide aux orphelins et aux mineurs en situation familiale difficile.
 


Pendant des décennies, le pensionnat, avec ses laboratoires de mécanique, de menuiserie et de typographie, se consacre à la formation de centaines de jeunes artisans (origine du nom "Artigianelli" de l'institut).

Au début des années 80, pour s'adapter aux mutations de la ville, le centre se transforme en foyer d'accueil pour les étudiants.
 
Avec le début du nouveau millénaire, le complexe devient une maison religieuse d'hospitalité et un centre de congrès.
 



Don Luigi Orione
 
Don Luigi Orione nait à Pontecurone (Alessandria), le 23 juin 1872. Il fut défini "Le fou de Dieu" par le biographe Pronzato, "Le stratège de la charité" par le pape Luciani et se décrivait lui-même comme "Le porteur de Dieu" (Le terme italien utilisé est "Facchino" qui désigne le porteur de bagages que l'on rencontre dans les gares). Il meurt le 12 mars 1940 à San Remo (Imperia). Le pape Jean-Paul II l'a béatifié en 1980 et proclamé saint en 2004.
 

Pour en savoir plus sur ses œuvres : http://www.donorione.org/ et http://www.fondazionedonorione.org/
 
Santa Maria della Visitazione, également appelée
église degli Artigianelli ou San Gerolamo dei Gesuatti


Santa Maria del Rosario", également appelée église dei Gesuati

Le complexe de l'opera Don Orione Artigianelli

vendredi 23 mars 2012

Corte Petriana


La corte Petriana est un petit îlot de calme à quelques pas du campo San Polo. Peux de gens s'y aventurent car les Calli qui y mènent sont toutes sans issue. Toutefois, le détour en vaut la peine, ne serait-ce que pour admirer la magnifique vera da pozzo qui s'y trouve.






Sur le puit, les armoiries de la famille Petriani.


jeudi 22 mars 2012

Corte dei Preti

jeudi 2 février 2012

Ca' d'Oro inhabituelle


Voici quelques photos de la Ca' d'Oro sous un angle que l'on n'a pas l'habitude de voir.



mercredi 26 janvier 2011

Corte del Murer


Sur les Zattere, prenez le temps de suivre la Callle del Zucchero jusqu’à la Corte del Murer (la cour du maçon). Vous y trouverez une autre Venise. Tonnelle de vigne, pots de fleurs dans la cour, murs rouges. La treille distille une lumière diffuse. Merci de vous faire le plus discret possible, vous êtes ici dans un domaine privé. Il faut y pénétrer sur la pointe des pieds, d'abord pour ne pas déranger les habitants, ensuite pour entendre le chant des oiseaux vénitiens. Alors, le silence aidant, on se retrouve dans un autre monde, loin, si loin de la foule.





jeudi 13 janvier 2011

Corte del Sabion


La petite Corte del Sabion dans Dorsoduro. A deux pas de la fondation Peggy Guggenheim. Sabion signifie "sableurs". Ceux-ci géraient les entrepôts de sable, utilisé pour les verreries et le lest des bateaux.



lundi 31 mai 2010

Corte Nova


Voici la Corte Nova ! Mais laquelle me direz-vous ! Il en existe une grande quantité à Venise, comment savoir de laquelle il s’agit. Si je vous précise qu’elle se trouve à Cannaregio vous n’en serez pas plus avancés pour autant… il existe plusieurs Corte Nova dans le sestier. Il y en a une qui donne sur la fondamenta delle Capuzzine. Une autre qui débouche sur la fondamenta de l'Abazia...

Bon ! Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps. Celle-ci se trouve en face de la fondamenta Santa Caterina et donne sur le rio du même nom, pas très loin du campo dei Gesuiti. C’est d’ailleurs en passant sur la fondamenta que j’ai aperçu ce petit îlot de verdure en face et j'ai eu envie de voir cette courette de plus près. L’accès n’en est pas aisé et c’est après bien des zig et des zag que nous avons fini par la trouver.

jeudi 20 mai 2010

Corte Sconta detta Arcana


Ça y est ! Je fais enfin partie des "privilégiés" ayant pu visiter la Corte Botera si chère à Ugo Pratt.

La chose s'est faite de la manière la plus inattendue. La veille de notre départ, mon cousin qui habite Venise, venait de me faire visiter son appartement. Je vous le décris juste pour ne pas être le seul à crever de jalousie... situé en plein coeur de Venise, entre le Rialto et la Piazza San Marco. 100 mètres carrés entièrement rénovés sous les combles et pour couronner le tout, une superbe altana privée... avant je l'enviais, maintenant je le hais ! Mais revenons à notre histoire.

Suite à cette visite, nous nous sommes rendus sur une terrasse près du Rialto pour le sacro saint spritz de fin d'après-midi. A un certain moment, la discussion a dévié sur le thème de la bande dessinée et sur Ugo Pratt. Apprenant que je n'avais jamais eu la chance de visiter la célèbre "Corte Sconta", il m'a appris que sa fille y allait très souvent, une de ses copines de classe ayant la chance d'y habiter (l'appartement avec l'altana). Coup de fil aux parents de la fillette et le rendez-vous est pris. Le soleil étant en train de se coucher, c'est presque au pas de course que nous nous y sommes rendus.

Voici donc quelques unes des photos prises à cette occasion. Le faible éclairage donne au lieu une atmosphère toute particulière.





Partout j'ai vu "Corte Botera" s'écrivant avec un seul T, mais le nissioeto de la cour en a deux... quelqu'un aurait une explication ?