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lundi 18 février 2013

Connaissez-vous l'histoire du Spritz ?


Texte de Rodolfo Moro, tiré du site de la Cantina La Costa et librement traduit par Aldo


Il y a celui qui lui donnent son nom officiel Spritz, celui qui utilise la version abrégée Spriz, celui qui le surnomme Spriss et celui qui le baptise amoureusement Sprissetto. Cette dernière version s'est entendue des myriades de fois dans les calli de Venise, dans la phrase généralement adressée à un ami : "N'demo bevar un sprissetto! Che tanto le parole da to mujer te le ciapi lo steso…" (Que l'on peut traduire par: "Allons boire un petit Spritz ! Tu te fera de toute façon admonester par ton épouse en réintégrant le domicile conjugal...").


Pour certains c'est un moment de détente après une journée de labeur. D'autres le considèrent comme un rituel (ceux qui ont une carrière d'étudiant universitaire savent bien ce que je veux dire). Il y a celui qui le voit comme un agréable moment de communion avec des amis et celui qui ne saurait en aucun cas y renoncer...


En somme, nous parlons de quelque chose faisant partie intégrante de la culture de la Vénétie. Mais connaissez-vous la vraie histoire du Spritz ? Pour retrouver ses probables origines il faut faire un saut en arrière dans le temps, jusque vers 1800, sous la domination de la Vénétie par les autrichiens. Les soldats, mais également les divers commerçants, les diplomates et les travailleurs de l'empire habsbourgeois, prirent rapidement l'habitude de fréquenter les petits bistrots disséminés dans les villages du Triveneto. Ils eurent par contre un léger problème. Eux qui étaient habitués aux vins de provenance autrichienne, légers et avec un faible degré d'alcool, ils se trouvèrent confrontés à la grande variété de vins plus riches et complexes de la Vénétie. De là l'habitude de demander aux aubergistes locaux de "gicler" (spritzen en allemand) un peu d'eau dans leurs verres de vin pour en réduire le taux d'alcool et les rendre plus légers. Le Spritz original était en fait rigoureusement composé de vin blanc ou rouge dilué avec de l'eau fraîche. D'ailleurs, du temps de nos grands-pères, on commandait un Spritz quand on voulait du vin avec de l'eau et un Spritz macchiato quand il fallait lui ajouter un peu de bitter.


Une première évolution du Spritz arriva début 1900, quand commencèrent à se répandre les siphons pour l'eau de seltz. Par définition, le seltz est une eau très gazéifiée qui accompagne parfaitement bien des cocktails. A la différence de l'eau gazeuse, où les bulles sont ajoutés lors de la mise en bouteille, l'anhydride carbonique est ajouté à l'eau de seltz au moment où elle est servie, au moyen d'une petite bouteille de gaz connectée au siphon. Grâce à l'eau de seltz, originaire de la localité allemande de Selters, il était possible de rendre gazeux même un Spritz à base de vins non mousseux. Cette évolution ouvrit le Spritz à une nouvelle catégorie de clientèle, comme les femmes de la haute société autrichienne, qui pouvaient dorénavant se permettre une boisson légère du point de vue alcool mais avec une touche de glamour dans sa préparation. C'est peut être ce qui fut à l'origine de l'évolution qui a fait du Spritz ce que nous connaissons aujourd'hui, une boisson existant sous un grand nombre de variétés, toutes semblables mais aucune pareille, liées étroitement au territoire et à ses ingrédients.
En effet, chaque région ou territoire a son propre Spritz: A Trieste e Udine on le sert encore liscio (sans adjonction de Bitter ou autre), en Vénétie il est exclusivement à base de Prosecco mélangé avec du Bitter Campari ou de l'Aperol, a Venise on le trouve également accompagné de Select, à Padoue on l'accompagne parfois avec du Cynar, dans le Trentin on le sert avec du Ferrari et dans le Haut Adige on le sert liscio selon la tradition autrichienne mais il prend le nom de Veneziano quand on y ajoute du Bitter ou autre chose.


Mais quelle est donc la recette du vrai Spritz ? Une excellente question qui en réalité n'a pas de réponse proprement dite... Cela parce que s'il est vrai que à la base du Spritz on trouve environ 40% de vin blanc ou de Prosecco et environ 30% d'eau gazeuse, les 30% restants des ingrédients dépendent de la recette secrète que chaque barman garde jalousement, ne la transmettant de génération en génération, avec comme seule constante, la coloration rouge. Tout le monde sait bien qu'il ne boira jamais un Spritz identique dans deux estaminets différents. Et chacun sait où trouver le meilleur Spritz, car correspondant à ses goûts personnels.



Pour terminer, une petite curiosité historique...


Si, comme je vous l'ai racconté l'origine du mot Spritz est autrichienne, mais l'habitude mélanger un peu d'eau au vin pour rendre la boisson plus légère et estivale était répandue bien avant l'arrivée des autrichiens en Vénétie.


A ce sujet, il se raconte une histoire très intéressante en rapport avec l'Arsenale de Venise...

On sait que la Sérénissime prenait un soin particulier de ses ouvriers navals, les arsenalotti. Ils avaient la garantie de la subsistance en cas de maladie, ils étaient nommés gardiens des séances du Maggior Consiglio et ils étaient les rameurs du Bucintoro lors des manifestations officielles du Doge. On leur réservait en outre un traitement spécial journalier que nous pourrions appeler aujourd'hui "goûter"... En effet, dans le courant de l'après-midi, ils avaient droit à une petite pause où on leur servait du pain et du vin rouge pour les revigorer des fatigues du travail. Pendant les grosses chaleurs estivales, le tout était remplacé par une galette et une boisson à base de vin dans lequel on avait ajouté l'eau fraîche d'un puit... Une sorte de Spritz, servi 500 ans avant l'arrivée des autrichiens sur le territoire vénète.

lundi 30 juillet 2012

Rénovation



Petit clin d'œil à Danielle du blog Album vénitien et à son port du 11 juillet dernier.

Entre sa photo, prise en septembre 2010, et la mienne, datant du mois de juin dernier, les choses ont évolué. Le local a été repris par Gianfranco et Maurizio Gasparini et abrite l'Hostaria da Franz qui se situait précédemment a la Fondamenta S. Isepo, le long du Rio di San Giuseppe.

Qu'on se rassure, seule l'adresse à changé (tout en restant à Castello), l'accueil et la qualité sont toujours au rendez-vous.

La nouvelle adresse de l'Hostaria da Franz est la suivante:
Salizada San Antonin 3499, Castello

mardi 13 mars 2012

Ostaria Dai Zemei


Depuis janvier 2006, l'Osteria Dai Zemei (chez les jumeaux), propose une sélection de bons vins, un choix de cicchetti tout frais, des spritz rafraîchissants et une bonne dose de bonne humeur aux promeneurs du sestiere de San Polo. L'estaminet se trouve à l'angle de la Ruga Vecchia San Giovanni et du Rio Terà San Sivestro, à quelques pas du pont du Rialto et de l'arrêt du vaporetto (Ligne 1, arrêt San Sivestro).



Le local n'est pas bien grand mais fort chaleureux. Fréquenté tant par les touristes que par les vénitiens, à l'heure de l'apéro c'est la foule. J'y ai passé un moment fort agréable entre un couple de jeunes japonais à la recherche d'un bon restaurant de poisson et quelques habitants du quartier avec qui le vénitien était de mise. Le bar et les murs sont couverts de photos de jumeaux de toute provenance. Au milieu de ces images, la fierté des propriétaires, la couverture que le journal Vogue italien leur a consacrée.


Les "zemei" Giovanni et Franco tiennent la barre avec le sourire. Ils sont secondés par les charmantes Erica et Tania (la foto è un pò sfuocata... spiacente).



Les montagnes de crostini en vitrine vous mettent l'eau à la bouche... difficile d'y résister. Ils sont préparés à la minute avec des produits frais et de qualité. La variété est tellement grande qu'elle rend le choix cornélien et on ne peut pas tout goûter en une fois... il faudra donc revenir pour essayer les autres. Malgré ces bonnes résolutions, on se laisse aller à quelques excès, le tout arrosé d'un excellent spritz... un véritable moment de bonheur.



Je ne peux que vous conseiller d'aller leur rendre une petite visite. Vous ne serez pas déçus.

Ostaria Dai Zemei
San Polo 1045/b
+39 (0) 41 5208596
 
Site Internet: Ostaria Dai Zemei .

vendredi 18 juin 2010

Ricettari veneziani


Voici pour vous mes dernières découvertes culinaro-livresques. Deux livres qui présentent les recettes typiques de la Vénétie et de Venise. Hors le fait que les recettes sont toutes plus appétissantes les unes que les autres, ces deux ouvrages sont joliment illustrés. Imprimés sur un papier de type "cahier d’école", on a l’impression de tenir en main le cahier de recette secret de grand-mère.


Edités par Arsenale Editore, ils font partie de la collection des recettes régionales dont vous trouverez un apperçu ici ici.


Je vous livre ici la recette des Baiocoli. A vous d'en faire bon usage.

mercredi 19 mai 2010

Food & Art

Qui a dit que Venise est chère ? Moi je n'ose plus le faire depuis ma dernière ballade à la Giudecca.

En passant à la Corte Berlomeni par une belle journée de mai (une exception), je me suis arrêté pour admirer les plantes exposées là. Juste à côté, une porte donne accès au chantier naval Toffolo. Mais derrière cette porte il y a également la mensa (cantine) Food & Art. C'est là que se donnent rendez-vous les ouvriers du chantier attenant ainsi que tous les travailleurs du coin.


Le self service est ouvert de 11h45 à 14h00 et l'accès est libre à tout un chacun. L'ambiance y est familiale et sympathique. Une petite terrasse, décorée d'oeuvres d'art diverses et avec vue sur le chantier, donne au lieu un charme particulier.


Ce jour là, le menu était composé d'un "primo" de pâtes avec pas moins de 5 sauces à choix, d'un "secondo" avec quatre sortes de viande et d'un buffet de salades et de légumes de saison. Le tout servi avec un demi d'eau, un quart de vin (rouge ou blanc) et un café. Tout ça pour la modique somme de 12 Euros. Les portions sont conséquentes et la nourriture excellente. Je vous défie de trouver un restaurant meilleur marché à Venise ! (Non, je ne rembourse pas la différence !)


Par la suite, j'ai vu que le lieu est signalé dans le guide "Venise insolite et secrète". Dans le guide, le menu est à 11 Euros... on n'arrête pas l'inflation !

mercredi 25 novembre 2009

Corto Sconto

Quand Ugo Pratt et ses amis traînaient dans les ruelles de Venise il y avait toujours quelque chose à découvrir et à apprendre pour ces derniers. Cela leur a donné l’idée de relater leurs ballades au travers d’un petit guide des curiosités de la Sérénissime.

Il est scindé en sept itinéraires, sept portes pour découvrir la Venise de Hugo Pratt au travers son personnage Corto Maltese. Sept ballades à faire en sept jours ou séjours.

Ce livre n’est pas une nouveauté. Il a déjà été imprimé à neuf reprises entre novembre 1997 et mai 2007 par les éditions Rizzoli. L'édition que je me propose de vous faire découvrir a été mise à jour et date de juin 2009. Elle est éditée par Rizzoli Lizard .

Commençons le voyage…

Porta dell’avventura (San Marco – Castello – Cannaregio)
Vous conduit du Rialto aux Fondamenta Nuove en passant par S. M. Formosa, la Corte Sconta, la Corte del Milion, S.M. Nova, le Campiello de la Cason et le Campo dei Gesuiti.

Porta del mare (Castello)
Vous guide des jardins de la biennale à la Fondamenta de le Case Nove tout en visitant S. Pietro di Castello, l’arsenal, le Campo do Pozzi, le Campo Bandiera e Moro, S. Giorgio dei Greci et S. Francesco della Vigna.

Porta d’oriente (Cannaregio – Santa Croce)
Vous mène de la Riva S. Biasio à S. Marcuola en faisant un grand détour par la Cà d’Oro, Le Campo dei Mori, S. Alvise et S. Giobbe.




Porta dell’oro (San Marco)
Vous ballade de la Riva Schiavoni à la Fenice en traversant les Campi Manin, San Benedetto, S. Angelo, S. Samuele, S. Stefano, S. Maurizio et S.M. del Giglio.

Porta dell’amore (San Polo – Santa Croce – Dorsoduro)
Vous accompagne du Rialto aux Zattere tout en visitant le Campo S. Giacomo dell’Orio, le Campo dei Frari, la scuola di S. Rocco, S. Nicolò dei Mendicoli et S. Sebastiano.

Porta del colore (Dorsoduro – Giudecca)
Vous pilote de l’Accademia à la Fondementa delle Zitelle tout en passant par la Salute, le ponte delle Maravegie, S. Barnaba, S. Trovaso pour passer ensuite à la Giudecca et la Corte dei Cordani.

Porta del viaggio (Lido)
Vous promène de la Punta Sabbioni à Alberoni en traversant Poveglia et Malamocco.



Chacun de ces sept itinéraires regorge de lieux à découvrir, d’anecdotes et de références historiques, le tout abondamment illustré par les dessins du maître et de ses amis Guido Fuga et Lele Vianello. Sont également données quelques adresses de restaurants et osterie typiques. La dernière mise à jour de ces références date de mai 2009 ce qui devrait éviter la surprise de se retrouver devant une porte close.

Complète le tout un dictionnaire toponymique, un dictionnaire oenogastronomique, un calendrier des fêtes de la ville, des adresses célèbres et beaucoup d’adresses utiles. Bref ! Un livre a posséder absolument. Ne serais-ce que pour les illustrations (pour ceux qui ne parlent pas italien).

Corto Sconto, La guida di Corto Maltese alla Venezia nascosta
de Guido Fuga et Lele Vianello
éditions Rizzoli Lizard
ISBN 978-88-17-03308-4

lundi 2 novembre 2009

Veneto in bocca


J’ai retrouvé dans mon grenier un livre que j’ai acheté à Venise dans les années 80. Il s’agit d’un livre de cuisine un peu particulier. Déjà par son aspect, il sort de l’ordinaire. La couverture est en carton ondulé. Les textes sont imprimés sur un papier d’emballage comme celui utilisé dans les boucheries italiennes (carta paglia). Mais ce qui donne un charme tout particulier à cet ouvrage, c’est que les 79 recettes sont écrites en dialecte vénitien (veneto et non veneziano). La traduction italienne et anglaise est donnée pour ceux qui ne parlent pas veneto couramment. Il est illustré de gravures anciennes et accompagné de quelques dictons en vénitien. Un glossaire des termes vénitiens complète ce savoureux ouvrage.

Je ne peux pas résister au plaisir de vous retranscrire une recette des plus typiques :

Risi e bisi

La tradizion veneziana dixe che el giorno de San Marco, 25 april, tuti i veneziani gà da magnar risi e bisi, parchè una volta al tempo dei Dogi, questa gera la minestra che compariva in tola del Serenissimo Principe e de i so nobili invitati. Infati, sto bon magnaréto vien parecià coi bisi “magnatuto”, cioè i biseti noveli che vien giusto de sta stagion primaveril.

Eco la maniera :
Se fa desfrizar la solita ségola tagiada fina fina con un fià de ogio e de butiro e insieme se ghe mete anca un poca de panséte magra (o parsuto cruo) tagiada a tochettini.
Apena che la ségola ga ciapà color, se ghe zonta i risi (un pugno a testa) e se ghe dà una leziera scaltria.
Dopo se ghe zonta el “brodo verde”, cioè il liquido che xe saltà fora fasendo bògiar in acqua salada i scorzi dei bisi e passandoli al tamiso quando che i xe coti.
Quando che i risi xe a metà cotura, se ghe buta dentro i bisi (1 kg. e mezzo) con un bel pugno de parzemolo trità.
Quando che i risi xe al dente, se destùa el fogo e se ghe zonta ala minestra un tochetin de butiro e un poco de formagio grana gratà.
Se pol anca masenarghi par sora un fià de pevare, ma che el sia bianco.

Et en voici la traduction française :


Risotto aux petits pois

La tradition vénitienne veut
que le jour de la Saint Marc, le 25 avril, tous les vénitiens se doivent de manger le risotto aux petits pois. A l’époque des Doges, ce plat était servi au Sérénissime et ses nobles invités. Il faudrait préparer ce plat avec des pois « mangetout » que l’on trouve à cette période printanière.

Voici la façon de procéder :
Faire revenir un oignon coupé très fin avec un peu de pancetta maigre (ou du jambon cru) coupée en petits morceaux.
Une fois que l’oignon a pris couleur, ajouter le riz (une poignée par personne) et remuer le tout.
Ajouter le « bouillon vert » obtenu en faisant bouillir les cosses des petits pois dans de l’eau salée et que l’on tamisera une fois cuites.
A mi-cuisson, ajouter les petits pois (1 kilo et demi) et une bonne poignée de persil haché.
Quand le riz est al dente, éteindre le feu et ajouter un peu de beurre et de grana râpé.
On peut également ajouter un peu de poivre pourvu qu’il soit blanc.


Veneto in bocca
De Mila Contini
Éditions Edikronos
1982 - 236 pages

Hostaria da Franz


En attendant d’avoir trié les nombreuses photos faites durant mon dernier (trop) court séjour, je veux vous faire part d’une découverte gastronomique faite la veille de notre départ de Venise.

A quelques pas de notre logement, dans le Castello, juste derrière les giardini de la biennale, nous avons trouvé un charmant petit restaurant, l’Hostaria da Franz. A mon avis, l’un des meilleurs restaurants de poisson de la ville. Ahhhh les lasagne ai frutti di mare, j’en salive rien qu’à y repenser ! Les plats sont raffinés, les vins excellents et le service impeccable. Le personnel du lieu est aux petits soins pour tout un chacun.

Outre la découverte culinaire, c’est la rencontre avec Gianfranco « Franz » Gasparini, le maître des lieux, qui nous a le plus réjoui. Gianfranco, 68 ans, est le chef de cuisine et l’âme de l’Hostaria. Toute sa vie, il a travaillé dans des restaurants prestigieux un peu partout en Europe. A la retraite, il continue a travailler pour le plaisir. Ce soir là, son fils Maurizio ayant dû s’absenter, c’est lui qui officiait dans la salle. C’était un véritable poème de le voir passer d’une table à l’autre, toujours souriant, toujours prêt à commenter la carte quelle que soit la langue de ses convives. Que ce soit en français, allemand ou anglais, Gianfranco vous explique dans le détail ce que vous allez retrouver dans votre assiette. Son accent italien ajoute une note de charme à ses explications. Il a l’œil à tout. De temps en temps, il lance des recommandations en vénitien à ses « tosi », c’est ainsi qu’il appelle affectueusement les serveurs.

En fin de repas, une fois le coup de feu terminé, c’est autours d’une très bonne grappa que nous avons pu faire plus ample connaissance avec notre amphitryon. Une rencontre magique, comme on aimerait en faire plus souvent.

Une chose est sure, je retournerai à l’Hostaria da Franz lors de mon prochain séjour dans la Serenissima. Et tant pis si je ne figure pas sur l’impressionnante liste des personnes célèbres qui ont mangé en ce lieu féerique.