En effet, chaque région ou territoire a son propre Spritz: A Trieste e Udine on le sert encore liscio (sans adjonction de Bitter ou autre), en Vénétie il est exclusivement à base de Prosecco mélangé avec du Bitter Campari ou de l'Aperol, a Venise on le trouve également accompagné de Select, à Padoue on l'accompagne parfois avec du Cynar, dans le Trentin on le sert avec du Ferrari et dans le Haut Adige on le sert liscio selon la tradition autrichienne mais il prend le nom de Veneziano quand on y ajoute du Bitter ou autre chose.
lundi 18 février 2013
Connaissez-vous l'histoire du Spritz ?
En effet, chaque région ou territoire a son propre Spritz: A Trieste e Udine on le sert encore liscio (sans adjonction de Bitter ou autre), en Vénétie il est exclusivement à base de Prosecco mélangé avec du Bitter Campari ou de l'Aperol, a Venise on le trouve également accompagné de Select, à Padoue on l'accompagne parfois avec du Cynar, dans le Trentin on le sert avec du Ferrari et dans le Haut Adige on le sert liscio selon la tradition autrichienne mais il prend le nom de Veneziano quand on y ajoute du Bitter ou autre chose.
lundi 30 juillet 2012
Rénovation
mardi 13 mars 2012
Ostaria Dai Zemei
Les "zemei" Giovanni et Franco tiennent la barre avec le sourire. Ils sont secondés par les charmantes Erica et Tania (la foto è un pò sfuocata... spiacente).
Les montagnes de crostini en vitrine vous mettent l'eau à la bouche... difficile d'y résister. Ils sont préparés à la minute avec des produits frais et de qualité. La variété est tellement grande qu'elle rend le choix cornélien et on ne peut pas tout goûter en une fois... il faudra donc revenir pour essayer les autres. Malgré ces bonnes résolutions, on se laisse aller à quelques excès, le tout arrosé d'un excellent spritz... un véritable moment de bonheur.
vendredi 18 juin 2010
Ricettari veneziani
mercredi 19 mai 2010
Food & Art
En passant à la Corte Berlomeni par une belle journée de mai (une exception), je me suis arrêté pour admirer les plantes exposées là. Juste à côté, une porte donne accès au chantier naval Toffolo. Mais derrière cette porte il y a également la mensa (cantine) Food & Art. C'est là que se donnent rendez-vous les ouvriers du chantier attenant ainsi que tous les travailleurs du coin.mercredi 25 novembre 2009
Corto Sconto
Quand Ugo Pratt et ses amis traînaient dans les ruelles de Venise il y avait toujours quelque chose à découvrir et à apprendre pour ces derniers. Cela leur a donné l’idée de relater leurs ballades au travers d’un petit guide des curiosités de la Sérénissime.Il est scindé en sept itinéraires, sept portes pour découvrir la Venise de Hugo Pratt au travers son personnage Corto Maltese. Sept ballades à faire en sept jours ou séjours.
Ce livre n’est pas une nouveauté. Il a déjà été imprimé à neuf reprises entre novembre 1997 et mai 2007 par les éditions Rizzoli. L'édition que je me propose de vous faire découvrir a été mise à jour et date de juin 2009. Elle est éditée par Rizzoli Lizard .
Commençons le voyage…
Porta dell’avventura (San Marco – Castello – Cannaregio)
Vous conduit du Rialto aux Fondamenta Nuove en passant par S. M. Formosa, la Corte Sconta, la Corte del Milion, S.M. Nova, le Campiello de la Cason et le Campo dei Gesuiti.
Porta del mare (Castello)
Vous guide des jardins de la biennale à la Fondamenta de le Case Nove tout en visitant S. Pietro di Castello, l’arsenal, le Campo do Pozzi, le Campo Bandiera e Moro, S. Giorgio dei Greci et S. Francesco della Vigna.
Porta d’oriente (Cannaregio – Santa Croce)Vous mène de la Riva S. Biasio à S. Marcuola en faisant un grand détour par la Cà d’Oro, Le Campo dei Mori, S. Alvise et S. Giobbe.

Vous ballade de la Riva Schiavoni à la Fenice en traversant les Campi Manin, San Benedetto, S. Angelo, S. Samuele, S. Stefano, S. Maurizio et S.M. del Giglio.
Porta dell’amore (San Polo – Santa Croce – Dorsoduro)
Vous accompagne du Rialto aux Zattere tout en visitant le Campo S. Giacomo dell’Orio, le Campo dei Frari, la scuola di S. Rocco, S. Nicolò dei Mendicoli et S. Sebastiano.
Porta del colore (Dorsoduro – Giudecca)
Vous pilote de l’Accademia à la Fondementa delle Zitelle tout en passant par la Salute, le ponte delle Maravegie, S. Barnaba, S. Trovaso pour passer ensuite à la Giudecca et la Corte dei Cordani.
Porta del viaggio (Lido)
Vous promène de la Punta Sabbioni à Alberoni en traversant Poveglia et Malamocco.

Chacun de ces sept itinéraires regorge de lieux à découvrir, d’anecdotes et de références historiques, le tout abondamment illustré par les dessins du maître et de ses amis Guido Fuga et Lele Vianello. Sont également données quelques adresses de restaurants et osterie typiques. La dernière mise à jour de ces références date de mai 2009 ce qui devrait éviter la surprise de se retrouver devant une porte close.
Complète le tout un dictionnaire toponymique, un dictionnaire oenogastronomique, un calendrier des fêtes de la ville, des adresses célèbres et beaucoup d’adresses utiles. Bref ! Un livre a posséder absolument. Ne serais-ce que pour les illustrations (pour ceux qui ne parlent pas italien).
Corto Sconto, La guida di Corto Maltese alla Venezia nascostade Guido Fuga et Lele Vianello
éditions Rizzoli Lizard
ISBN 978-88-17-03308-4
lundi 2 novembre 2009
Veneto in bocca

Je ne peux pas résister au plaisir de vous retranscrire une recette des plus typiques :
Risi e bisi
La tradizion veneziana dixe che el giorno de San Marco, 25 april, tuti i veneziani gà da magnar risi e bisi, parchè una volta al tempo dei Dogi, questa gera la minestra che compariva in tola del Serenissimo Principe e de i so nobili invitati. Infati, sto bon magnaréto vien parecià coi bisi “magnatuto”, cioè i biseti noveli che vien giusto de sta stagion primaveril.
Eco la maniera :
Se fa desfrizar la solita ségola tagiada fina fina con un fià de ogio e de butiro e insieme se ghe mete anca un poca de panséte magra (o parsuto cruo) tagiada a tochettini.
Apena che la ségola ga ciapà color, se ghe zonta i risi (un pugno a testa) e se ghe dà una leziera scaltria.
Dopo se ghe zonta el “brodo verde”, cioè il liquido che xe saltà fora fasendo bògiar in acqua salada i scorzi dei bisi e passandoli al tamiso quando che i xe coti.
Quando che i risi xe a metà cotura, se ghe buta dentro i bisi (1 kg. e mezzo) con un bel pugno de parzemolo trità.
Quando che i risi xe al dente, se destùa el fogo e se ghe zonta ala minestra un tochetin de butiro e un poco de formagio grana gratà.
Se pol anca masenarghi par sora un fià de pevare, ma che el sia bianco.
Risotto aux petits pois
La tradition vénitienne veut
que le jour de la Saint Marc, le 25 avril, tous les vénitiens se doivent de manger le risotto aux petits pois. A l’époque des Doges, ce plat était servi au Sérénissime et ses nobles invités. Il faudrait préparer ce plat avec des pois « mangetout » que l’on trouve à cette période printanière.
Voici la façon de procéder :
Faire revenir un oignon coupé très fin avec un peu de pancetta maigre (ou du jambon cru) coupée en petits morceaux.
Une fois que l’oignon a pris couleur, ajouter le riz (une poignée par personne) et remuer le tout.
Ajouter le « bouillon vert » obtenu en faisant bouillir les cosses des petits pois dans de l’eau salée et que l’on tamisera une fois cuites.
A mi-cuisson, ajouter les petits pois (1 kilo et demi) et une bonne poignée de persil haché.
Quand le riz est al dente, éteindre le feu et ajouter un peu de beurre et de grana râpé.
On peut également ajouter un peu de poivre pourvu qu’il soit blanc.
Veneto in boccaDe Mila Contini
Éditions Edikronos
1982 - 236 pages
Hostaria da Franz

A quelques pas de notre logement, dans le Castello, juste derrière les giardini de la biennale, nous avons trouvé un charmant petit restaurant, l’Hostaria da Franz. A mon avis, l’un des meilleurs restaurants de poisson de la ville. Ahhhh les lasagne ai frutti di mare, j’en salive rien qu’à y repenser ! Les plats sont raffinés, les vins excellents et le service impeccable. Le personnel du lieu est aux petits soins pour tout un chacun.
Outre la découverte culinaire, c’est la rencontre avec Gianfranco « Franz » Gasparini, le maître des lieux, qui nous a le plus réjoui. Gianfranco, 68 ans, est le chef de cuisine et l’âme de l’Hostaria. Toute sa vie, il a travaillé dans des restaurants prestigieux un peu partout en Europe. A la retraite, il continue a travailler pour le plaisir. Ce soir là, son fils Maurizio ayant dû s’absenter, c’est lui qui officiait dans la salle. C’était un véritable poème de le voir passer d’une table à l’autre, toujours souriant, toujours prêt à commenter la carte quelle que soit la langue de ses convives. Que ce soit en français, allemand ou anglais, Gianfranco vous explique dans le détail ce que vous allez retrouver dans votre assiette. Son accent italien ajoute une note de charme à ses explications. Il a l’œil à tout. De temps en temps, il lance des recommandations en vénitien à ses « tosi », c’est ainsi qu’il appelle affectueusement les serveurs.
En fin de repas, une fois le coup de feu terminé, c’est autours d’une très bonne grappa que nous avons pu faire plus ample connaissance avec notre amphitryon. Une rencontre magique, comme on aimerait en faire plus souvent.
Une chose est sure, je retournerai à l’Hostaria da Franz lors de mon prochain séjour dans la Serenissima. Et tant pis si je ne figure pas sur l’impressionnante liste des personnes célèbres qui ont mangé en ce lieu féerique.

















