
Ce n’est que ce matin que j’ai découvert sur le site de Venezia Observer, qu’il s’agissait en fait de l’une des œuvres de la 53ème biennale… quel inculte je peux faire !
Appassionatamente Venezia

A tous ces appels, j’ai fini par obéir. Ce fut en octobre 1924 que je tentai l’aventure. Je ne vous en dirai pas le détail. Vous le pourrez lire dans les dernières pages de mon Altana. Vous y verrez que Venise est toujours aussi belle et comment elle est devenue pour moi la Venise retrouvée, retrouvée en toute sa beauté, en tout son charme, en ses souvenirs et aussi en ses surprises, car on ne la connaît jamais entièrement et il y a toujours à apprendre quelque chose d’elle. On ne sait jamais toutes ses couleurs et tous ses reflets, tous ses silences et toutes ses voix, tous ses détours et tous ses mystères, tout son ciel et toutes ses eaux, toute sa lagune, tous ses palais, toutes ses calli. On y fait toujours des découvertes. A mesure que je la retrouvais, ma Retrouvée, je m’apercevais qu’elle ne m’avait pas encore tout dit d’elle-même. J’ignorais cette nuance de l’eau, cette rose dépassant ce vieux mur, cette voile de barque, ce geste de gondolier, cet écho de pas, ce bruit de rame. Jamais je n’étais passé par cette étroite calle, qui porte ce nom charmant : Calle Amor dei Amici. Savais-je que le Ponte Tetta se nomme ainsi des courtisanes du quartier qui jadis, à leurs fenêtres, se montraient, le sein nu, afin d’engager la jeunesse vénitienne à s’embarquer plutôt pour Cythère que pour Sodome ? On ne connaît jamais Venise et toute une vie n’y suffirait pas ; aussi j’espère que mon Ombre fidèle y errera à jamais, qu’elle y apparaîtra à son tour dans les miroirs des vieux palais, qu’elle s’accoudera à la rampe aérienne de quelque altana et que quelque poète de l’avenir la mêlera aux contes que lui inspireront l’amour de la Cité marine et le souvenir le la Ville chantée.
Vitrine d'un fabriquant de masques dans la Calle Amor dei amici.
Pas facile à trouver le ponte de le Tette !


Savez-vous que le fer de proue des gondoles (en vénitien fero da próva ou dolfin) était autrefois réalisé en fer par les forgerons de Magnago et Zoldo et pesait entre 12 et 22 kilos ? De nos jours il est produit industriellement avec un alliage base d’aluminium et ne pèse plus que 7 kilos.

Risi e bisi
La tradizion veneziana dixe che el giorno de San Marco, 25 april, tuti i veneziani gà da magnar risi e bisi, parchè una volta al tempo dei Dogi, questa gera la minestra che compariva in tola del Serenissimo Principe e de i so nobili invitati. Infati, sto bon magnaréto vien parecià coi bisi “magnatuto”, cioè i biseti noveli che vien giusto de sta stagion primaveril.
Eco la maniera :
Se fa desfrizar la solita ségola tagiada fina fina con un fià de ogio e de butiro e insieme se ghe mete anca un poca de panséte magra (o parsuto cruo) tagiada a tochettini.
Apena che la ségola ga ciapà color, se ghe zonta i risi (un pugno a testa) e se ghe dà una leziera scaltria.
Dopo se ghe zonta el “brodo verde”, cioè il liquido che xe saltà fora fasendo bògiar in acqua salada i scorzi dei bisi e passandoli al tamiso quando che i xe coti.
Quando che i risi xe a metà cotura, se ghe buta dentro i bisi (1 kg. e mezzo) con un bel pugno de parzemolo trità.
Quando che i risi xe al dente, se destùa el fogo e se ghe zonta ala minestra un tochetin de butiro e un poco de formagio grana gratà.
Se pol anca masenarghi par sora un fià de pevare, ma che el sia bianco.
Risotto aux petits pois
La tradition vénitienne veut
que le jour de la Saint Marc, le 25 avril, tous les vénitiens se doivent de manger le risotto aux petits pois. A l’époque des Doges, ce plat était servi au Sérénissime et ses nobles invités. Il faudrait préparer ce plat avec des pois « mangetout » que l’on trouve à cette période printanière.
Voici la façon de procéder :
Faire revenir un oignon coupé très fin avec un peu de pancetta maigre (ou du jambon cru) coupée en petits morceaux.
Une fois que l’oignon a pris couleur, ajouter le riz (une poignée par personne) et remuer le tout.
Ajouter le « bouillon vert » obtenu en faisant bouillir les cosses des petits pois dans de l’eau salée et que l’on tamisera une fois cuites.
A mi-cuisson, ajouter les petits pois (1 kilo et demi) et une bonne poignée de persil haché.
Quand le riz est al dente, éteindre le feu et ajouter un peu de beurre et de grana râpé.
On peut également ajouter un peu de poivre pourvu qu’il soit blanc.
Veneto in bocca